Bulletin de grève (hiver 2025)
Un nouveau catalogue de grèves s’ouvre chaque trimestre. Malheureusement, nous avons manqué de temps ces dernières semaines pour compiler ça de façon exhaustive. Mais on sait que vous avez encore été nombreux et nombreuses à vous organiser pour arrêter le travail, pour occuper votre usine ou votre service, pour tenir une grève deux heures, une journée ou plusieurs semaines.
En janvier, de nombreuses grèves ont éclaté, des ouvrier·es de Thalès à Mérignac et Toulouse aux cheminot·es de Midi-Pyrénées, des salarié·es du social et du médico-social de l’Hérault aux pompiers du Tarn, des AESH de l’Éducation nationale aux Ehpad de Mont-de-Marsan, jusqu’aux hospitalier·es des urgences d’Auch qui ont obtenu une hausse des effectifs après un mois de grève. Quant aux salarié·es du siège social des magasins B&M à Cournon-d’Auvergne (près de Clermont-Ferrand), ils et elles commençaient une grève illimitée le 15 janvier.
Fin 2024, la journée de grève de la fonction publique avait mis du monde dans la rue un peu partout, et les agents du conseil général 31 s’étaient mobilisés massivement contre la suppression de cinq-cents contractuel·les. Le personnel des bibliothèques de Toulouse entrait aussi en lutte, comme les salarié·es de Equaline, sous-traitant de Free à Bordeaux, les cheminot·es du Limousin, les agents de la CAF du Tarn-et-Garonne, les postier·ères et les chauffeur·euses de Kéolis dans l’Hérault, ou encore les salarié·es des crèches à Pont-du-Gard qui en avaient « ras la couche ».
N’oublions pas les ouvriers et ouvrières de l’usine Rougié à Sarlat en Dordogne, jeté·es à la porte après vingt ans de boîte. Ils subissent la logique d’un des empires de l’agroalimentaire, la « coopérative » Euralis, qui a décidé que le site ne répondait plus à ses critères de rentabilité. Une goutte d’eau pour ce groupe international aux 5 300 « collaborateurs » (sic) et 1,5 milliards de chiffres d’affaires. Les 73 employé·es ont décidé de bloquer les entrées du site en décembre, et Euralis leur a répondu par une plainte en justice… Voilà une collaboration très conflictuelle. Début janvier, les salarié·es manifestaient encore, aux cris de « Rougié c’est fini, honte à Euralis ».
