Numéro 22 (été 2026)

Tarn : À Graulhet, le RN s’implante pas à pas

Julien Bacou, le cadre du RN local, manque de troupes mais poursuit son ancrage électoral sur un territoire marqué par la pauvreté et la disparition de la droite traditionnelle. En mars dernier, il était à deux doigts de prendre les clés de la mairie.
Aquarelle. Village de Graulhet sous un ciel sombre

Avec ses 13 000 habitants et habitantes, la ville de Graulhet cocherait toutes les cases pour figurer dans le tableau de chasse du RN. Naguère capitale industrielle du cuir, elle a perdu son poumon économique quand la production est partie en Asie ou a été remplacée par des produits de la pétrochimie. La commune est aujourd’hui parmi les plus démunies du Tarn et affiche un taux de pauvreté de 26 % en 2023. Plus de 3 000 Graulhétois et Graulhétoises vivent dans le quartier prioritaire Crins – En Gach où ce taux grimpe à 43 %. On ne compte plus que 3 % de cadres sup’ dans la population active (10,7 % au niveau national), et la part d’adultes sans diplôme est de 33 % (24 % en France).

Malgré quelques rues commerçantes et des aménagements récents comme la passerelle et le nouveau cinéma autour du parc Millet, l’impression globale en traversant la ville est celle d’une commune sinistrée. De nombreuses vitrines abandonnées, des rues ou des trottoirs défoncés, un ancien hôpital en friche. Des services publics ont fermé, depuis la maternité en 1987 jusqu’à la trésorerie en 2021. La population hérite d’une agence France services, qui sert de (maigre) point-relais pour les administrations. Ces deux dernières années, quatre classes de primaire ont été supprimées et, pour pousser le bouchon, une école a fermé récemment pour risque d’effondrement.

Un territoire pillé

Rencontrée au café le Kanterbrau, fief du Sporting club graulhetois qui faisait jadis parti de l’élite rugbystique, Céline revient sur la « chute » de l’industrie : « On imaginait pas que ça allait s’effondrer comme ça. C‘était la capitale mondiale du cuir de peaux, il y avait 185 mégisseries. Avant le maire avait son siège mais c’était les patrons qui décidaient. Ces familles ont pris l’argent et se sont barrées ailleurs. Il y avait trois marchés énormes, des magasins, et ça a fermé, ça a fermé… Les jeunes sont partis et c’est devenu une ville dortoir ». Tayeb, le tenancier du bar, soutient que Graulhet « c‘était de gauche tant que c’était une ville ouvrière… »

Lui est un peu nostalgique de ce passé, de son ancien bar « La place du peuple » et du rugby populaire : « À l’époque les joueurs cherchaient pas l’argent, c’était pour le maillot ». Il déplore aussi la fermeture récente de la piscine par manque d’entretien : « Il l’ont abandonnée, et ils l’ont fermée… une piscine olympique ! Alors que Aznar [le maire sortant] était directeur de cette piscine pendant onze ans, pourquoi il a rien vu ? On était connus pour le sport [rugby et natation] et le travail, on a perdu les deux ! »

Du côté de l’accès aux soins, « c’est une cata », selon Chloé, orthophoniste. « Les gens sont laissés pour compte. L’hôpital n’a qu’un service de soins de suite et de réadaptation, et la gériatrie ; il n’y pas d’urgence, pas de chirurgie. Il y a quand même trois médecins, mais ils sont débordés et sans moyens. » Le groupe médical public a fermé en 2020, et même si la mairie a initié une maison de santé, « les gens ont du mal à avoir un généraliste, alors certains vont jusque Albi », à 30 kilomètres. « Ça suscite des colères, déplore le candidat LFI Jean-Marie Vigny. « Ces gens éloignés de tous ces services publics, ils ne trouvent pas à qui parler car on n’a plus les étendues politiques et sociologiques du PC des années 1970, avec les cellules dans les quartiers, etc. Alors les gens, qu’est-ce qu’ils ont comme repère ? La télé. Le ferment du RN, il est là. »

Un ferment raciste ?

Les avis divergent sur la montée d’un climat raciste ou islamophobe. Dans son cabinet, une soignante se souvient qu’à l’approche des municipales, « les gens se mettent à en parler, surtout des personnes âgées, très inquiètes que les Français ne fassent plus d’enfants, de voir de plus en plus d’Arabes dans les rues, que la France va devenir à majorité musulmane et qu’ils vont prendre le contrôle du pays. Le refus de l’assistanat revient souvent aussi. J’ai l’impression de ne côtoyer que des gens qui ont du mal à boucler leur fin de mois, et il leur faut un responsable : la télé leur en met un sous le nez très facilement. Ça reste tabou de dire à voix haute qu’ils votent RN, mais les idées racistes, non. »

Des proches de l’équipe municipale sortante (PS-PC) abondent dans le même sens. « On a l’impression qu’une digue a craqué, estime Pierre*, ancien conseiller. Mais ici c’est ancré. On a une superposition d’anciens réflexes coloniaux, donc un racisme ancien, plutôt bourgeois, et un émergent, avec la peur de l’effacement, du remplacement. La xénophobie est surtout dirigée contre les Maghrébins. » Leïla* qui a participé à la campagne, ajoute : « Sur le racisme, ça fait des années que j’entends de tout, mais jusqu’à présent, c’était des gens lambda, des idiots, cela ne me touchait pas vraiment. Maintenant, ce qui est difficile à supporter, c’est de voir des gens au sein du conseil municipal qui stigmatisent une communauté importante à Graulhet ». Elle évoque aussi des situations qui l’ont profondément heurtée, comme au deuxième tour des législatives en juillet 2024, lorsqu’un homme dans la queue traite quelqu’un de « sale bougnoule » en plein bureau de vote.1

D’origine algérienne et militante à LFI, Malika* est mitigée : « Aujourd’hui, je dirais que oui il y a plus de racisme, mais ça n’est pas encore décomplexé. Je suis toujours à l’aise pour porter mon voile à Graulhet. La chance qu’on a ici, c’est qu’on est nombreux, les Maghrébins, les étrangers, la population noire. Je connais plein de commerçants qui sont racistes mais qui ne vont jamais ouvertement le dire car ils ont peur des retombées pour leur commerce. Et il y a toute cette génération de gens de 70 ans, comme mon père, que tout le monde connaît bien, et ils n’oseront jamais leur dire en face qu’ils sont racistes. »

Lakdar Hanou, artiste d’origine algérienne, pointe aussi les sorties opportunistes de certains élu·es politiques, comme le maire Benjamin Verdeil, élu contre le RN en mars dernier. Pendant sa campagne, le candidat Renaissance s’est permis une sortie très sarkozyste sur France 3, au marché de Graulhet (« j’ai pas de tabous, il faut nettoyer la ville au sens propre comme au sens figuré ») : « Entre les lignes, c’est fait pour rappeler la sortie de l’ancien président contre la racaille : c’est une variable d’ajustement pour ces mecs, pour aller chercher un peu de voix lepénistes. La différence entre hier et aujourd’hui est peut-être là : avant il y avait des racistes, et il y avait un barrage, une frontière avec ceux qui n’étaient pas racistes. »

Pénurie de main-d’œuvre frontiste

La montée de l’extrême droite ne date pas d’hier à Graulhet, mais l’arrivée de Bacou, ce cadre formé au RN – il est responsable départemental et conseiller régional- et marié à une Graulhétoise, a certainement amplifié l’implantation de l’extrême droite. Jouant à fond la normalisation du parti, il réclame de l’ordre, des flics, des caméras et se présente tel un bon gestionnaire de droite. Tout le monde souligne que c’est le seul candidat qu’on croise à la boucherie ou sur le marché chaque semaine. Le candidat sait aussi s’adresser à sa base électorale avec un discours frontiste radical. Lors de son meeting de campagne le 18 mars, il promettait devant une salle comble ‒ à grosse majorité de têtes grises – de supprimer les subventions à une association locale de soutien aux migrant·es, avant de donner la parole au député européen du RN Jean-Paul Garraud, pour attaquer les « antisémites » de LFI et s’égosiller contre « l’invasion migratoire ». Applaudissements généreux dans le public.

Ses forces militantes sont toutefois assez faméliques, en termes d’effectifs comme de compétences. Sa garde rapprochée est composée d’un militant du RNJ, Adrien Bergès ; d’un jeune paysan au béret et fan de Bardella, Rémy Stignani Puech ; d’une ancienne commerciale, Isabelle Vaurs ; d’un mégissier retraité et partisan du RN, Francis Blanc (ancien président du club omnisport) ; et de la femme de l’élu Virginie Bacou, qui s’est déjà présentée aux élections régionales. En dehors de ce cercle, la plupart des personnes présentes sur la liste (policier, chauffeur, aides soignantes, agents publics, retraité·es, artisan·es, commerçant·es, etc), n’affichent pas d’engagement pro-RN sur les réseaux. Et presque aucun n’a de rôle dans une structure locale de la commune.

C’est une constante parmi les entretiens : très souvent, le vote RN reste encore caché et honteux, et peu de personnes osent afficher un engagement avec l’extrême droite. Malika abonde ainsi : « Ceux que je connais qui sont proches de Bacou, ils y ont même pas été, sur sa liste. Des mamans d’élèves de Crins qui étaient à fond pour lui par exemple. » En off, un responsable d’une association qui affiche une proximité avec les idées d’extrême droite et était auparavant engagé à droite localement confirme que lui comme d’autres présidents d’associations « trouvent ça trop risqué de s’afficher RN ». Mais selon lui, Bacou est très populaire : « S’il avait pas mis l’étiquette RN, je pense qu’il aurait été élu. Il aurait fallu aussi qu’il parvienne à récupérer quelques notables. L’électorat traditionnel de droite, il vote pour les notables ».

Un des votes les plus honteux est certainement celui présent chez les harkis, ce que confirme Lakdar Hanou, lui-même descendant de harki, « mais à Grauhlet, il n’y a aucune prise de position publique, jamais ». Et aucun de ceux et celles qu’il connaît ne va revendiquer ce vote, à part dans un cercle privé.

On devine aussi un vote silencieux et massif pour le RN dans les hameaux qui entourent le centre :l’ancien maire PS Blaise Aznar estime cette population rurale entre 4 000 et 5 000 habitant·es avec un vote frontiste entre 55 et 60 %. « Ces gens-là, on ne s’en occupe pas », estime Stéphane, ancien brasseur engagé dans le milieu du bio localement, « alors s’ils voient un rodéo urbain dans une cité de Graulhet dans les pages de La Dépêche, ils vont affectionner quelqu’un qui dit qu’il faut une police municipale, même si on n’en a pas besoin ! » Et de conclure : « Le monde agricole ici, il vote à droite… ou à l’extrême droite s’il n’y a pas de candidat de droite… ». En effet, avec la quasi disparition de la droite à Graulhet depuis quinze ans, « les gens avec des affinités à droite n’ont pas de référent ». Le maire actuel, Verdeil, « c’est un soutien d’Attal et ancien proche du socialiste Glavany [ministre de Lionel Jospin], donc c’est le flou artistique avec lui, les gens de droite ne s’y retrouvent pas et vont au RN ».

Un entrisme peu convaincant

De nombreux personnes rencontrées au cours de cette enquête soupçonnent le RN de faire de l’entrisme dans les associations de la commune. Un repas du rugby, une cérémonie de la confrérie gastronomique, un tournoi de ping-pong : il est vrai que Bacou et sa bande ont fait le tour des associations qu’ils mettent ensuite en scène sur les réseaux. Mais c’est loin de démontrer une adhésion de ces milieux. Du côté du rugby, on ne trouve pas de signe d’un prosélytisme frontiste, et si l’équipe de Bacou publie ses photos en tribune, elle n’est pas la seule comme le souligne Tayeb : « Si tu vas pas aux matchs de rubgy, t’as perdu d’avance ! Alors on a tous les candidats en tribune ! »

Une parent d’élève estime néanmoins que « le RN prend de plus en plus de place. Bacou va aux rencontres sportives, culturelles, etc. Il a tissé sa toile au sein de Graulhet. » Il a même démarché son club de sport au moment des municipales, mais sans succès. « Il va partout, même à Biocybèle [une foire bio renommée], alors que personne ne veut le voir là-bas ! En 2023, pendant la mobilisation sur les retraites, on a monté un mouvement citoyen et notre hantise était qu’il se pointe à notre première réunion… et il s’est pointé ! » Là encore, l’entrisme n’a pas franchement fonctionné.

Soucieux d’utiliser le levier du « gastronationalisme »2, Bacou et sa troupe sont des fidèles de tous les événements de la confrérie du Mesturet graulhetois. Contacté, la « grand maître » Aline Carnot, ancienne adjointe du maire de droite Jean Picarel, a tout de la droite décomplexée : « Julien Bacou, que je connais bien, a été le premier adhérent à notre confrérie. Il a donc été le premier intronisé. » Elle ne voit aucun problème à ce qu’il vienne avec ses colistiers, et se prenne en photo pour faire sa pub.

L’Association culturelle du pays graulhétois semble aussi entretenir une certaine proximité avec l’équipe de Bacou. Si les responsables n’ont pas souhaité s’exprimer et déclarent leur association apolitique, ses premiers spectacles étaient joués dans le château de Lesignac appartenant à une personne du FN. Toutes ses représentations sonnent très vieille France catholique, comme « À la table d’Henri IV », la Crèche vivante de « L’Étoile de Bethléem » ou des repas médiévaux. L’équipe de Bacou ne manque aucune représentation, et le candidat RN pose en déguisement de l’époque pour congratuler l’association sur son Facebook, qui le remercie publiquement en retour.

D’autres associations nous sont aussi signalées pour la présence d’adhérent·es qui expriment des idées d’extrême droite, mais toutes ont refusé de s’exprimer.

Côté commerçant·es, le seul relais « démasqué » c’est le Fumoir du Jourdain, qui commence à avoir sa réputation d’extrême droite. Pour cause, le fils de la gérante de ce tabac-presse, Peggy Noyes-Berges, est le militant frontiste Adrien Bergès qui s’est présenté avec Bacou. Lors de notre rencontre avec elle en avril, après avoir refuser de parler politique dans son tabac, le fait de l’interpeller sur les valeurs racistes que porte le RN l’a fait réagir : « Pourquoi vous parlez de racisme ? Ah non, le RN c’est pas le FN, c’est différent. Mon grand père était FN, il a fait l’Algérie avec Le Pen, moi j’adhère pas à ça, mais le RN c’est différent. » Pour preuve, elle évoque son voisin commerçant Nordine et un autre portugais avec qui elle s’entend bien : « C’est pas du tout un problème d’immigration, c’est la nouvelle génération. Les anciennes générations se sont assimilées, ils ont travaillé. Moi, j’ai fait 700 kilomètres pour venir trouver du boulot ici, il y a trois ans ». On a donc droit au discours contre les assistés, ceux qui profitent, avant sa conclusion : « Et en plus maintenant, il faudrait s’excuser, pour l’Algérie, pour l’esclavage ? ».

Julien Bacou, de son côté, reste vague sur ses relais éventuels dans la commune : « Je parle à tout le monde. C’est un travail de terrain qui fait qu’on est implantés localement, c’est pas en arrivant six mois avant avec l’étiquette RN comme en 2020, où j’avais fait 20 %. Six ans après je fais 38 %. J’ai fait mon trou. » Quant à la faiblesse de ses troupes militantes, il dément sans pouvoir préciser le nombre d’adhérent et d’adhérentes à Graulhet : « Je ne saurais pas vous dire, je sais que dans le Tarn on est 750, mais à Graulhet… » S’il parle vaguement de tractages et d’affichages, son militantisme consiste surtout à faire ses courses au marché : « J’y suis toutes les semaines, c’est comme ça que les gens me voient comme un client, pas comme un politique qui vient tous les six ans. »

L’implantation de l’extrême droite à Graulhet n’est pas négligeable et reste inquiétante à bien des égards. Néanmoins, en prenant en compte l’abstention et les non-inscrits3, il n’y a qu’un quart de la population qui vote RN. Grauhlet a aussi cette particularité d’avoir accueilli une vague de populations issues de milieux artistiques ou politiques depuis les années 2000, attirées notamment par les prix de l’immobilier et les anciennes mégisseries vendues pour une bouchée de pain. S’y installent le cirque Circo’Dadou, les célèbres Plasticiens volants et le lieu l’Emanci’passion, la chorale La rugissante, des lieux d’expo ou de résidence comme l’Uzine, La Closeraie, etc. Graulhet compte aussi le café concert Le Labo-M, un tiers-lieu tenu par l’association Léo Lagrange, une « friterie culturelle », mais aussi le Tirchaille, un café associatif et militant, l’Autrucherie, une librairie engagée ou encore l’association Solidarité migrants Graulhet. Cela s’ajoute au tissu associatif historique constitué de structures comme le Secours populaire, la Croix rouge, la MJC, la mission locale, etc. Les festival Biocibel, Rues d’été ou la Fête des possibles prouvent également un certain dynamisme local. Mais certains pointent des associations militantes ou culturelles qui ont peu d’adhérent·es et sont marginalisées, ou un manque de fédération entre tous ces acteurs et actrices. Et malheureusement, dans les entretiens, revient souvent ce découpage de la population en trois groupes qui se ne parlent pas ou peu : les habitant·es racisés, les blancs qui défendent terroir et traditions, et les néos.

Renault et Charlotte, les libraires de l’Autrucherie installés depuis un an, déplorent « des initiatives de résistance de gauche très faibles ». Selon eux, « il y a un terreau artistique et politique mais qui ne se transforme pas en militantisme. Le fait qu’il y ait des lieux et des associations de gauche n’entraîne pas une dynamique politique. Ça empêche peut-être juste l’hémorragie des gauchistes. C’est pour ça qu’on envisage pas de partir : on est un lieu ressource et un lieu de résistance. » Après avoir rendu visite aux libraires, nous avons marché le long de la salle du Foulon, où un tag mal effacé rappelle toujours que « voter RN c’est se trumper de colère »… En avril 2025, la salle était en effet recouverte de slogans (« Marine en prison vite ! », « Facho dégage », etc) contre la tenue du meeting frontiste qui se tenait le lendemain, pour rappeler que le RN n’est toujours pas un parti comme un autre…

Texte : Simon Grysole / illustration : Ludo Adam / photos : Lise

* Les prénoms ont été modifiés.

Cette enquête a été réalisée avec le concours du Fonds pour une presse libre dans le cadre de l’appel à projets « Extrême droite : enquêter, révéler, résister ».

Cette version en ligne a été actualisée dans le carde d’une co-publication avec Mediacité Toulouse

  1. Une plainte a été déposée.
  2. « Le goût des nôtres », Raisons politiques, Vincent Martigny, Presses de Sciences Po, 2010.
  3. En intégrant l’abstention et les non-inscrit·es estimés par l’Insee à 5 % des personnes en âge de voter, aux législatives de 2024 Bacou n’obtient « que » 28,7 % à Grauhlet, contre 52,6 % des votant·es affichés offciellement.