Numéro 16 (hiver 2025)

Gironde. Acharnement contre un président de mosquée

Les procès pour apologie du terrorisme continuent de tomber sur les voix qui osent prendre la défense des Palestinien·nes et critiquer l’État génocidaire israélien. C’est le cas du président de la mosquée de Pessac, Abdourahmane Ridouane, Nigérien installé en France depuis 1990. Déjà ciblé plusieurs fois par des tags racistes et par la préfecture de la Gironde pour un soi-disant danger d’« islam radical », et malgré sa disculpation à deux reprises par le Conseil d’État, il a été incarcéré en centre de rétention pendant trois mois en 2024. Il a comparu le 13 janvier pour « apologie du terrorisme » et risque l’expulsion. En cause, notamment, sa reprise du constat formulé par le général de Gaulle dès 1967, qu’on peut rappeler : « [Israël] organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation, qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion, et il s’y manifeste contre lui la résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme ». Le verdict tombera le 10 mars. Lire notamment « Pessac, cas d’école de l’acharnement islamophobe de l’État », sur Orient XXI.