Toulouse. Terreur sur les assos
Dans le numéro de cet automne, nous parlions du développement d’un outil politique de plus en plus mobilisé par l’État : la répression du monde associatif. Un rapport très documenté de la Ligue des droits de l’Homme, paru en février 2026, dépeint la ville de Toulouse comme un véritable cas d’école. Pour Moudenc, le maire, tous les moyens sont bons pour mettre au pas le secteur associatif : marginalisation, coupes de subventions, refus d’accorder des agréments, des locaux ou l’accès à l’espace public, ou encore amendes à répétition sur des motifs futiles… La Chapelle, lieu d’expérimentation sociale, politique et culturelle à Toulouse depuis 1993, est l’une de ses victimes favorites. Le maire ignore la promesse de vente que son équipe avait actée l’année dernière. Les moments de critiques de la police programmés à la Chapelle diffuseraient des messages de haine. Malgré la révélation de ces attaques systématiques contre le monde associatif, le bloc bourgeois a bel et bien réélu Moudenc, grâce notamment au soutien d’une parti de l’électorat « socialiste » qui s’est reporté sur cette droite réactionnaire au deuxième tour (Mediapart, 26 mars 2026).
