Numéro 17 (printemps 2025)

Toulouse. Faire taire les soutiens à la Palestine

Le collectif Palestine Vaincra a finalement été dissous en février ; ses membres ont interdiction de refonder un nouveau mouvement pour défendre la cause palestinienne. Le pouvoir macroniste poursuit sa politique autoritaire, avec 41 décrets de dissolution à son actif en huit ans, contre 66 décrets pour l’ensemble des gouvernements de la Ve république. Selon le communiqué du collectif (sur www.iaata.info le 20 février), cette dissolution est le résultat « d’une longue campagne d’attaques et de diffamations menée notamment par des organisations proches de l’extrême droite israélienne et abondamment alimentée tant au niveau local – Jean-Luc Mondenc, actuel maire de Toulouse, en tête – que national, par la voix d’Emmanuel Macron lui-même ». Alors que « la France est complice du génocide en cours à Gaza et de la poursuite de la colonisation dans toute la Palestine occupée », ce sont en réalité « les positions politiques défendues par le collectif que les autorités françaises ont tenté de réduire au silence par tous les moyens à leur disposition ». Terminons par la dernière phrase exprimée par le collectif avant d’être officiellement interdit : « [Le peuple palestinien] pourra toujours compter sur les millions de personnes à travers la planète qui font leur la formule de l’intellectuel et révolutionnaire arabe Samah Idriss : Si nous abandonnons la Palestine, nous nous abandonnons nous-mêmes. Palestine vivra ! Palestine Vaincra ! »