Lot. « On protège les violeurs », et il ne faut pas le dire
Révolté quand il a appris une affaire de viol, pour lequel une plainte a été déposée, mettant en cause un pompier – présumé innocent – de la caserne de Livernon, et sa hiérarchie dont il estime qu’elle a couvert le scandale, un habitant de cette commune du Lot a posté sur Instagram un montage mettant cela en scène, intitulé « on protège les violeurs ». La réponse pénale a été rapide pour… la dénonciation, que la caserne a trouvée diffamante. L’auteur du montage a été convoqué en avril à la gendarmerie de Figeac et a été prié de verser 200 euros à France victimes en échange d’un abandon des poursuites. Son avocat toulousain Ismaël Meziti se dit « très supris qu’une petite affaire de diffamation soit traitée aussi vite et avec autant au sérieux par le parquet », alors qu’il travaille sur des histoires de viols sans réponse depuis plusieurs années.
